
PSA annonce le développement d’un moteur essence à moins de 100 g de C02
Christian Streiff, président du groupe vient d’annoncer le développement et l’industrialisation d’un moteur essence 1,0, dont les émissions de CO2 seront inférieures à 100 g/km. 500 emplois seront créés sur le site de production de Trémery, en Lorraine, pour un lancement mi-2011.
Déjà évoquée dans un entretien accordé au Figaro, il y a une semaine, la décision de concevoir un moteur essence 1 l. trois cylindres par le groupe PSA est désormais officielle. “L’avenir est aux moteurs essence dans les segments inférieurs, et à une réduction des puissances et du poids des véhicules”, a justifié le président du groupe, Christian Streiff. Pour l’heure, le constructeur souhaite travailler seul à la conception de ce nouveau moteur, en R&D comme en production, “pour revenir en force sur cette technologie”, a-t-il déclaré.
Aujourd’hui, le prototype n’est pas encore finalisé même si de nombreux tests ont déjà été validés. Le cahier des charges prévoit une gamme de puissance allant de 70 à 100 ch, inférieure donc aux moteurs fournis par BMW, “avec qui nous continuons de travailler, notamment sur le 1,6, pour encore améliorer ses performances”, a précisé Christian Streiff.
Tturbo à injection directe et micro-hybridation
Ce nouveau moteur 1,0 trois cylindres est naturellement voué à équiper l’ensemble de l’offre du segment B du constructeur, “voire au-delà”, et à remplacer les petits moteurs du groupe d‘ancienne génération essence et même Diesel. Le cas du moteur essence 1,0 de 68 ch fourni par Toyota n’a pas été évoqué mais ses émissions de 109 g de CO2/km sur 107 pourrait signer sa perte.
Son poids sera inférieur à 60 kg, soit 25 kg de moins que les moteurs actuels, à puissance équivalente. Pour certaines puissances, il sera équipé d’un turbo à injection directe, ainsi que de la technologie de “micro-hybridation” : une deuxième génération de Stop & start avec récupération de l’énergie de freinage, afin de gagner quelques grammes de CO2 supplémentaires. Sa commercialisation est prévue pour mi-2011 sur 8 modèles de la gamme puis, un an plus tard, sur une douzaine au total, “la compacité du moteur autorisant une grande liberté au département du style pour imaginer une voiture urbaine adaptée”.
500 emplois créés en Lorraine
De l’ordre de 600 000 unités seront produites annuellement dans l’usine de Trémery, en Lorraine, usine qui se consacre déjà à la production de moteurs (à raison de 1,7 million d’unités en 2007). 500 emplois supplémentaires seront créés, s’ajoutant au 4 100 existants. Le groupe prévoit une enveloppe de 300 millions d’euros, notamment pour implanter le nouvel outil de production et pour “compacter” l’existant, afin de libérer de la place sur le site. “Le savoir-faire de Trémery, une des usines les plus performantes au monde, va permettre une mise en route rapide et assurer une grande productivité. Notre choix est la preuve que l‘on peut être compétitif en France” , a affirmé Christian Streiff. Pour doubler les volumes, un autre site sera créé en Europe de l’Est, à l’horizon 2012. Le choix du site sera dévoilé en fin d’année mais d’ores et déjà, 4 pays ont été retenus : la Pologne, la Roumanie, l’Ukraine et la Turquie. Cette nouvelle famille de moteurs devrait représenter à terme 20 à 25 % des moteurs produits par le groupe et contribuer à une réduction de l’ordre de 15 % de ses émissions de CO2.
Xavier Champagne
Source vis AutoActu.com


0 commentaire jusqu'à maintenant ↓
Il n'y a aucun commentaire pour le moment.
Écrire un commentaire